Défendre et Servir la Motte
L'actualité
Il ne se passe plus une semaine sans qu’une affaire concernant le risque sanitaire dû aux antennes relais ne fasse la une des journaux.
Ce mois ci encore, le tribunal de Carpentras vient de condamner la société SFR à démonter une de ses installations. Ce jugement fait suite à ceux du tribunal de Nanterre et de la cour d’appel de Versailles qui avaient condamné la société Bouygues Telecom à démonter une autre antenne.
Tout ceci commence à faire des vagues
au point que le gouvernement, François Fillon en tête, veuille organiser une table ronde sur l'impact des radiofréquences
sur la santé et l'environnement. Celle-ci, repoussée à plusieurs reprises, est, maintenant, annoncée
pour le 23 avril 2009
Dangereuses ou pas?
Si les risques dus aux effets thermiques des radio-fréquences ne sont plus à prouver, qu'en est il des
effets athermiques?
Ces dernières polémiques remettent sur la table,
la possibilité d'un danger potentiel pour la population vivant à proximité de ces installations. Vrai ou faux, difficile de le dire avec certitude au vu des connaissances
scientifiques actuelles.
Comme toujours, face à ce genre de problématique, le débat est obscurcit par une bataille d'experts que le citoyen lambda, malgré tous ses efforts, a bien du mal à suivre. En fait
comme dans d'autres affaires similaires, 2 camps s'affrontent sur la base de données scientifiques plus ou moins contradictoires.
D'abord les opérateurs, qui maintiennent que le risque sanitaire lié à ces installations, pour les personnes vivants à proximité, est négligeable voir inexistant.
Ils s'appuient sur des rapports d'organismes officiels comme l'OMS,
l'AFSSET (Agence Française de
Sécurité Sanitaire et de l'Environnement) ou même dernièrement, l'académie française de médecine qui dans un communiqué, réfutait tout risque sanitaire de ces installations. Les conclusions de ces organismes sont d'ailleurs
reprises par les autorités.
En face on retrouve différentes associations dont notamment la Criirem, priarTèm et d'autres. Celles ci demandent à ce que les antennes soient placées plus en retrait des habitations et émettent à des intensités plus
faibles (0.6 V/m). Les seuils maximums autorisés par la loi française (décrets du 3 mai 2002) étant actuellement de 48V/m, 51V/m et 61V/m pour les signaux GSM et
UMTS de 900Mhz, 1800Mhz et 2100Mhz.
Ces associations fondent leur argumentaire sur la base, notamment, du rapport bioiniative
2007. Ce
rapport, écrit par des experts indépendants, tendrait à démontrer les caractères nocifs de ces installations. Il préconise une baisse drastique des niveaux d'émission, jugeant ceux
ci obsolètes.
L'agence européenne de l'environnement (EAA), dans
un communiqué de septembre
2007, reprenait ce rapport et appelait les pays européens à prendre en compte les dangers potentiels des ondes électromagnétiques et à appliquer le principe de précaution. Quelques mois
après, le parlement européen prenait une résolution allant dans le même sens que l'EAA.
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Antenne relais proche de Reinach |
Antenne relais route de l'épine |
Difficile ici de se faire une opinion tellement les thèses sont contradictoires, toutefois nombre de faits troublants invitent à la prudence.
1- La position du gouvernement qui dans la lettre de mission de François Fillon à Roselyne Bachelot pour l'organisation de la table ronde "radio-fréquence, santé,
environnement" indique clairement sa position.
Pour le Premier ministre, "l'hypothèse d'un risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes-relais de téléphonie mobile ne peut être
retenue" en l'état actuel des choses et "compte-tenu des faibles niveaux de l'exposition autour de ces installations"
Cette prise de position avant la tenue de ce "débat citoyen", en dit long sur le caractère
démocratique de cet évènement.
En effet, pour le gouvernement, si les opérateurs ne peuvent plus aisément installer leurs antennes , cela risque de mettre en péril la future mise en vente de la 4eme licence 3G prévue en avril-mai.
2- La position des organismes officiels quand à elle, est également à prendre avec des pincettes.
Les recommandations de l'OMS
(Organisation Mondiale de la Santé) ont été dernièrement mises en doute par la célèbre revue
américaine de médecine : the lancet. Celle-ci, dans une étude
publiée en 2007, met en cause le manque voir l'absence des preuves à l'origine des
recommandations de cet organisme international.
Du coté français, un récent article du canard
enchainé indique des liens plus ou moins étroits entre certains responsables de l'académie de médecine mais aussi du CNRS et les instances dirigeantes des
compagnies de téléphonie mobile. Cet article relève également la manière surprenante avec laquelle la dernière communication de l'académie de médecine, affirmant l'innocuité des antennes relais
sur la santé humaine, a été prise.
Bref, on reste circonspect devant tant
d'éléments à charges visant la probité et la neutralité supposée des experts officiels.
Serait ce encore une histoire de gros sous???
Pour
mémoire on se souviendra des scandales de l'amiante et de Tchernobyl où les autorités et les experts officiels français avaient montré, c'est peu dire, un manque flagrant d'analyse, pour ne pas
dire autre chose.
Ce dont nous sommes certains
C'est que les radio-fréquences émises par les téléphones portables ou les antennes relais au niveau des riverains de celles-ci provoquent des effets : notamment sur l'EEG
(électro-encéphalogramme), sur la concentration voir même sur la perméabilité de la barrière hémato-méningée des individus (effet prouvé chez le rat et chez l'humain dans
de nombreuses études)
Même si ces effets ne sont pas reconnus, pour l'instant ,comme nocifs, on ne peut rejeter cette éventualité d'un revers de main. Les rapports scientifiques sur lesquels s'appuient les autorités pour affirmer qu'il n'y pas de risques, précisent que le risque ne peut être retenu en l'état actuel des connaissances et que des études plus
approfondies sont nécessaires. De plus, la problématique des antennes relais réside dans le fait que les riverains sont exposés durant de très longes périodes d'affilées et ce pendant des années.
Enfin, les nouvelles technologies du mobile, type UMTS, tendent à faire augmenter la puissance émise par les antennes relais
La logique serait donc d'appliquer le principe de précaution et de
mettre en place, à minima, un plan de prévention des risques potentiels.
Oui d'accord, mais quel rapport avec la Motte Servolex?
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Antenne relais zone de l'Erier |
Antenne relais côte de Pouly |
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| Antenne relais du sade de Rugby |