Partager l'article ! Du nouveau sur les OGM: Demande renouvelée d’un étiquetage «sans OGM» Dans un avis publié le 19 mai, le Conseil national de la ...
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Dans un avis publié le 19 mai, le Conseil national de la consommation (CNC) se félicite que le Parlement et
la Commission européenne se soient décidés à procéder à une réflexion sur l’opportunité de créer des mentions du type «sans OGM» au niveau communautaire. Il indique qu’il poursuivra ses travaux
«pour parvenir à un consensus entre ceux qui souhaitent s’en tenir aux mesures de la note d’information (limite de détection de l’analyse) et ceux qui souhaitent voir évoluer ce seuil vers la
limite de quantification (estimée à 0,1%). Le CNC souhaite que le terme «Animaux nourris sans l’utilisation d’OGM» puisse être apposé sur la viande et les produits laitiers issus de filières
excluant l’alimentation à base de soja ou maïs OGM.
Dans un communiqué, l’association
Greenpeace France «prend acte avec satisfaction de cet avis qui devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et d’orienter la demande vers ces produits», et se réjouit que le CNC
admette «pour la première fois la possibilité pour les industriels de l’agroalimentaire ayant fait le choix du sans OGM de le faire savoir par le biais de l’étiquetage». L’ONG considère en effet
que les filières sans OGM sont menacées par les surcoûts (tests, coûts de séparation, etc.) imposés par les cultures OGM au point de voir leur existence menacée. Elle estime que cette mesure «ne
pourra qu’inciter les AOC fromagères et les producteurs de lait à rejeter les OGM».
La coexistence des cultures OGM et conventionnelles en Europe ne serait possible qu’en employant
de grandes distances d'isolement ou dans des zones dédiées de production, conclut une large étude européenne.
Le programme de recherche européen Co‐Extra
(2005-2009) avait pour objectif de fournir les outils nécessaires à la mise en œuvre de la coexistence et de la traçabilité des filières utilisant des produits OGM, conventionnels ou biologiques.
Avec 200 équipes de recherche de 18 pays, l'Union européenne, mais aussi Argentine, Brésil et Russie, Co-Extra est doté d’un budget de 22 millions d’euros, financé à hauteur de 13,5 millions par
l'Union européenne.des@deslamotte.com