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Défendre et Servir la Motte
Depuis plusieurs mois La Motte Servolex voit les incivilités se multiplier. Le quartier des Grands Champs n’y échappe
pas. Dans la nuit du 18 au 19 avril dernier, les lampadaires qui longent le ruisseau de la Curtine n’ont pas résisté. Suite à cela, la mairie a porté plainte. Ces destructions récurrentes de
lampadaires plongent régulièrement ce chemin et le square Henri Dunant dans le noir ce qui rend la circulation difficile sur ce chemin très
fréquenté. Que peut-on donc faire dans un jardin public privé d’éclairage ?
Il y a aussi, la multiplication des va et vient nocturne de
véhicules sur le parking de la ZAC qui donne accès au centre Jacques Hochard et au square précité, les tags (non nettoyés) sur le mur des garages, la dégradation du revêtement de sol des allées
du square alors même que celui ci avait été entièrement refait pendant l’hiver, des voitures dégradées sur les parkings, des poubelles arrachées et
balancées dans le ruisseau cet hiver et toujours pas remplacée depuis.
Enfin, mi mai, 12 cabanes des jardins ouvriers localisés un peu plus haut ont été vandalisées.
Certes, il fait encore très bon vivre aux Grands Champs, mais nous constatons que ce quartier qui faisait l’objet d’une surveillance régulière il y a quelques années, semble aujourd’hui délaissé tant par la police municipale que par la
gendarmerie. Il serait bon que des rondes régulières soient rétablies, notamment la nuit, le square Henri Dunant étant devenu un lieu de rassemblement nocturne dont le lendemain matin, les
résidents du quartier peuvent trouver les traces désolantes (canettes de bières, boites de pizzas, et détritus divers, dégradations diverses) autour
des bancs.
Il serait aussi souhaitable que les médiateurs sociaux soient régulièrement vus dans le quartier et non qu’ils interviennent simplement à la demande (principe de l’îlotage), car de nombreuses
personnes n’osent pas les appeler de peur d’être victimes de représailles.
Ce problème d’incivilités se retrouve aussi sur les zones rurales de la Motte depuis quelques mois. La fréquentation de certains lieux un peu isolés par une population dite
marginale commence à les rendre inaccessibles aux personnes qui souhaitent se promener seules sur des chemins pourtant intégrés à un plan départemental de randonnée.
Pourquoi ne pas développer au niveau de la commune, en lien avec la communauté d’agglomération Chambéry-Métropole qui pourrait s’y investir, des brigades équestres
qui auraient pour mission la surveillance de l’environnement en milieu urbain mais aussi rural. Notre territoire communal s’y prêtre particulièrement bien avec ses 3000 ha, agricoles en majorité.
Deux nouveaux agents qui pourraient intégrer l’équipe avec un niveau équestre suffisant voire même avec un diplôme d’éducateur sportif qui pourrait également permettre de conduire des actions pédagogiques avec les jeunes afin de créer un lien de respect et de compréhension entre l’autorité et les citoyens.
De nombreuses communes de France ont adopté ce système et ne reviendraient pas en arrière, notamment avec des Gardes Champêtres afin d’éviter de donner un caractère trop policier à ces brigades tout en leur conférant une légitimité juridique qui leur permet d’être efficaces et rentables sur le terrain (au sens du territoire mais aussi de la prévention). En effet, le cheval est un très bon médiateur auprès de la population, rassurant les uns par sa force tranquille et sa gentillesse, et donnant à son cavalier une position en hauteur imposant de fait le respect aux contrevenants (toutes les polices du monde ont une brigade d’intervention équestre et ce n’est pas pour rien).
A l’heure actuelle, les policiers municipaux sont au nombre de 4 ; le responsable doit aussi, à coté de son travail de police, remplir des taches administratives. Moins de 4 policiers pour une ville de 12500 habitants, cela parait bien faible pour couvrir le territoire de la Motte. De plus cet effectif ne permet pas d’avoir une police opérationnelle 7 jours sur 7. Le samedi après midi et le dimanche celle-ci ne travaille pas. Difficile ces jours là d’avoir un représentant de l’ordre pour les troubles du voisinage, la gendarmerie ayant tendance à renvoyer les gens vers la police municipale et ce, même le dimanche. Ces petits problèmes d’organisation seraient sans doute réglés si un contrat local de sécurité était mis en place.
Ces nouvelles dégradations pourraient être l’occasion, pour la municipalité en place, de prendre des initiatives originales, d’autant que dans un délai très court la population aux Grands Champs va s’agrandir : de nouveaux immeubles sont construits ou en passe de l’être.
des@deslamotte.com